Bienvenu dans l'Univers de Quaesita
Quaesita est un mot latin qui signifie quête ; cette collection regroupe tous mes écrits retraçant cette sensation. On y retrouve du fantastique (toujours) mais surtout cette notion de recherche de soi, de dépassement, de cycle, de renouveau.
Au cœur de ces histoires les personnages traversent des épreuves qui les transforment, le challengent, les entrainent à repousser leurs limites.
Envie d'aventure, d'évasion, d'introspection ? Prenez votre billet, le train entre en gare et le départ est imminant !

Phantom
Phantom est un roman historique/fantastique ; il s'inspire de deux éléments distincts :
1. L'Histoire Américaine, le colonialisme et ses conflits ; avec la touche de magie que les livres d'Histoire oublient souvent, le Vaudou.
2. La fiction et ses archétypes en hommage à l'attraction pionnière de Disneyland Paris : le Phantom Manor (dont le roman ne tire PAS son nom!)
L'Histoire ésotérique des Etats-Unis d'Amérique :
L'Amérique... La terre promise... The land of the free...
L'Europe est partie en 1492 à la conquete du nouveau monde, mettant fin, par la même occasion, au moyen-âge. (petit disclaimer, la Chine avait decouvert L'Amérique bien avant en 1421! Mais ça, c'est une autre histoire...)
Dans cet élan de renouveau, l'homme voulait sortir de l'obscurantisme moyenâgeux et renaître dans la lumière (Renaissance, renaître... vous voyez le lien😉)
Sauf que pour le siècle des lumières il faudra encore attendre "quelques" années et la mort du Soleil (Louis XIV) en 1715, pour que la lumière de l'esprit se répende sur le monde (la France) du moins jusqu'à la révolution...
Mais revenons-en à nos américains !
Les Européens débarquent sur ces terres vierges et decouvrent... Qu'elles ne le sont pas ! Diantre, la terre promise est habitée par des sauvages !
S'en suit donc une guerre coloniale où l'Européen assoit sa puissance à coup de force armée, d'alcool, de maladies et de coups-bas... (je vous refait pas un cours d'Histoire là dessus... On en parle dans Phantom si vous voulez !)
Mais pour construir un pays, il faut de la main d'œuvre... et la main d'œuvre, ça coute cher... Sauf si on va chercher des esclaves.
Des miliers d'hommes et de femmes sont ainsi arrachés à leur terres pour aller travailler dans cet "Eldorado"
Ces esclaves ont des croyances propres, des dieux qu'iels prient, des contes et des légendes ; iels les emportent dans les bateaux et les implantent aux États-Unis.
L'homme blanc, pour assoir sa puissance, interdit toute religion, culte, croyance, qui n'est pas la sienne. Il faut dompter ces sauvages !
Le Vaudou Africain a cette chance (si on peut dire) de ressencer nombre de divintés similaires au christianisme. Aisni, sous couvert d'obéissance, les esclaves ont continués à prier leurs Dieux, transformant à tout jamais leur religion.
Le Vaudou Américain puise ses racines en Afrique, mais garde les cicatrices du colonialisme. C'est une preuve de resilience, de courage, de rage de vivre. C'est une forme de resistance spirituelle incroyable et un témoin souvent oublié de l'Histoire.
Il est au cœur de mon roman, car il est intimement lié au passé de L'Amérique.
Le Phantom Manor :
L'attraction du parc Français se diffère de ses consœurs par son caractère pionner. En effet, la vision de Walt Disney pour ses "happiest places on earth" était de retranscrire une version parfaite d'un monde imparfait.
"La vision de Walt Disney était de retranscrire
une version parfaite d'un monde imparfait"
Rien ne devait être laissé au hasard. Tout était toujours propre et impeccable, et dans cette optique, ses premier Haunted Mension sont beaux. Ils font peur, certes, c'est le but d'un train fantôme, mais les demeures sont en parfait état. De l'extérieur, ils ne trahissent pas les horreurs qui se déroulent à l'intérieur.
Mais lorsqu'il est arrivé en terre Gauloises, les français se sont montrés retissant à un manoir hanté trop propre sur lui. L'Europe à connu son lot d'heures sombre, elle a connu la peste, le choléra, les guerres, l'Europe à grandie avec les frères Grimm, partisans du combat face à l'adversité et Charles Perrault, fataliste...
"Entre confrontation avec le danger et fatalisme,
l'Europe ne pouvait se satisfaire d'un monde trop parfait"
Ainsi, un manoir hanté sans volet grinçant, sans vitres encrassées, sans poussière ; sur lequel le temps et les larmes n'avaient eut aucun effet ne plairait pas. Les Français, s'ils veulent se faire peur, veulent le faire bien ! Ce train fantôme devait être laid ou ne devait pas être du tout !
Walt aimait la France, son sang gardait des traces de ce pays que ses ancêtres avaient foulées (Isigny, commune de son cœur)
C'est ainsi, qu'allant contre ses préceptes, le Phantom Manor fut la première attraction délibérément délabrée des parcs Disney ! (Pionnière je vous dis!)
Et les archétypes dans tout ça ?
En psychologie, dans la littérature, dans l'art en général ou encore de Tarot (oui, oui, je place de la magie partout !) on utilise une référence commune et facilement identifiable pour exprimer une idée (je vulgarise un max, ici...) Pour la faire courte, on va trouver un symbole fort pour résumer une idée complexe et permettre au plus grand nombre d'identifier ladite idée.
Prenons exemple sur le tarot et sa Lame du Diable : Dans l'imaginaire (et l'inconscient) collectif, le diable est associé au mensonge, à la tromperie, à la fourberie, aux mauvaises intentions, à la luxure, la dépravation, l'orgueil... et j'en passe, vous avez compris l'idée.
Mais que représente donc le diable dans le Tarot ? L'égo. La Lame du diable est une arcane majeure (voir mon article sur les oracles et tarots), elle réfère donc à quelque chose d'important (qui du moins à un impacte fort sur le consultant)
Notre égo, ses croyances, ses peurs, ses doutes et sa voix lugubre qui nous troublent et nous ralentissent, pourrait porter bien des masques et encore plus de noms !
"Appelez-moi légion car nous sommes nombreux"
Mais pour exprimer au plus vite cette idée de tentation, de chemin truffé d'embuches, de tromperies telles que l'égo sait en faire, il fallait une image forte et universelle : le Diable. Voilà un archétype des plus expressif !
Une image = une idée universelle.
Dans le Phantom Manor on retrouve un autre archétype : la figure parentale qui blesse et qui trahit en la personne de Henri Ravenswood (dans l'une des versions du moins!) cette figure est souvent représentée dans les comptes (le plus souvent par le biais de la marâtre) car elle représente à la fois la figure nourricière et autoritaire... (Les contes de Perrault, des frères Grimm...)
Les parents sont les piliers, les fondements de ce que nous sommes, car ce sont eux qui forgent le caractère des enfants et futures membres actifs de la société.
Ainsi, représenter un parent défaillant laisse transparaître une autre idée : une société défaillante.
Dieu sait que je ne porte pas Freud dans mon cœur, mais s'il a bien dit quelque chose de sensé dans sa carrière c'est que oui, la figure parentale (lui faisait une fixette sur la mère... petit complexe œdipien peut-être, mon petit Sigismond ?) à un impacte non négligeable sur le développement de l'enfant.
Dans Phantom, mon roman, on retrouve cette figure parentale qui blesse et qui trahit. Elle représente non seulement le pilier de la psychée de mes personnages, mais aussi l'état de pays au cœur de cette histoire ; voilà la puissance des archétypes et le lien entre l'attraction et le roman.
"Phantom est un pont entre le passé qui nous a forgé et le future que l'on écrit en regardant l'Histoire en face"
Un manoir hanté, une ville maudite et des fantômes ; la comparaison s'arrête là. Ce livre à commencé en scénario, il se voulair un hommage à l'héritage de Walt, mais il a pris sont envole. Aujourd'hui, Phantom est un pont entre le passé, les récits qui ont fait le genre de l'horreur et le future que l'on écrit en regardant l'Histoire en face. C'est une réécriture de l'Histoire avec un grand H, une fiction qui se veut philosophe.
Pourquoi Phantom du coups ????
À l'origine Phantom était un scenario. Son titre ? Haunted. Écrit comme une maison hantée qui se dessine sous nos yeux, les personnages sont des coquilles habitées par leurs démons et leurs secrets.
Puis le scenario est devenu, au fil de l'écriture et de mes recherches, un roman, une histoire où se projete sur fond noir des vérités passées sous silence, des témoins oubliés, des tabouts devenu mensonges.
Il lui fallait un titre plus profond que celui d'une simple maison hantée, car ses pages renfermaient bien plus que des fantômes...
Phantom : un terme anglophone désignant à la fois les fantômes (ghost) et les antités qui se tapissent dans l'ombre de nos souvenirs. Un phantom est bien plus qu'un ghost/fantôme c'est un echos perdu dans un espace liminal hors du temps, c'est un souvenir latant qui ne se dissipe jamais.

Charles
Charles est un roman ésotérique fantastique. C'est une romance gothique qui explore les tréfonds de la psyché humaine.
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Mais pourquoi diantre l'ai-je placé dans la collection Quaesita ?!
Parce qu'avant d'être une romance, c'est un livre initiatique ; dans un genre à la croisée des chemins entre Lovecraft et du Maurier, le lecteur, au fil des pages, suit les personnages dans les confins de la peur, des croyances et des pensés limitantes qui les enferment et emprisonnent.
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Daphné du Maurier ?
J'ai lu, plus jeune, un roman qui a, je le pense, éveillé en moi une passion pour l'entre-deux guerres ; ces trois décennies marquées par l'espoir, le deuil, la rage de vivre et une soif de liberté trop vite arrachée. Il y a dans cette courte période une énergie que l'on ne trouve pas ailleurs, une légèreté timide qui se voudrait débridée. Là où les années soixante-dix s'assument et s'opposent aux carcans bien pensants de la société, les "années folles", elles, prennent discrètement une liberté qui leur a été donnée par la guerre...
Les années hippies sont le rejet de la norme, là où les années folles sont la libération des mœurs et la célébration de la vie, une vie bien trop fragile ; et c'est la dichotomie de cette époque qui la rend, je pense, intéressante.
L'Europe est entre deux guerres, un crash boursier se profile à l'horizon, la prohibition fait rage en Amérique, la médecine (légale) évolue, la connaissance des drogues et des poisons aussi, la science prend une part plus sérieuse et académique dans la société et en parallèle, l'ésotérisme se montre de plus en plus présent. Cette époque est faite de contradictions, elle reflète un monde brisé qui cherche à se reconstruire sur des ruines.
L'entre deux guerres, ou quand l'Occident brisé cherche à se reconstruire sur des ruines.
Rebecca, le roman de Daphné du Maurier illustre parfaitement cette idée. Maxime de Winter ne se remet pas de la mort tragique de sa femme, Rebecca. Il s'enfui à Monaco où il rencontre la jeune femme (effectivement du Maurier ne lui a pas donné de nom) qui deviendra la nouvelle Madame de Winter.
Un homme brisé, une femme sans identité propre, deux êtres cherchant à se reconstruire sur des ruines, celles de leur vies volées ; on obtient là une histoire faite de fantômes, de secrets, de deuil passés sous silence.
C'est ce que sont ces années folles, elles sont enragées et désireuses de vivre, elles refusent d'enterrer leur passé, bien trop pressées de rebâtir, de renaître, de vivre à nouveau. Elles dansent sur leurs espoirs meurtris, elles rejettent le politiquement correcte et revendique leur liberté. Elles titubent comme des enfants apprenanr à marcher, tombent et se relèvent en musique. Elles sont jeunes à l'instar de la nouvelle Madame de Winter et secrètent, comme son mari.
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Charles, c'est un hommage à la littérature du genre, où le réel et le surnaturel flirt avec la perception.
Qui est Charles ? Quel secrets plannent au dessus de Engelgrove ? Quelles sont les limites de l'imagination ?
Dans ce roman riche en references picturales et littéraires, j'explore l'âme humaine et, comme l'a si bien dit Lovecraft à travers Upton Pickman : je ne peins pas des portraits, je dépeins l'âme humaine.
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